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lundi 16 novembre 2020

Parution du catalogue Bourbaki

Au pays des Bourbaki Vient de paraître :
Au pays des Bourbaki, 150 ans de la retraite de l'armée de l'Est 1871

Le catalogue propose des vues croisées, historiques et artistiques, de cet épisode historique qui a touché la Suisse et en particulier le canton de Neuchâtel en 1871. Vers la fin de la guerre franco-allemande, le général Clinchant demande l'internement en Suisse de l'armée de l'Est pour éviter d'être livré aux Allemands. Près de 87'000 soldats seront ainsi internés. Ce sera le premier engagement de la Croix-Rouge nouvellement créée. En 2021, nous commémorerons les 150 ans de cet événement, notamment par une exposition historique au musée de Pontarlier, et une exposition des oeuvres de mon projet Bourbaki au château de Joux.

Les contributions au catalogue:

Laurène Mansuy-Gibey, La retraite de l'armée de l'Est : une rencontre entre trois nations
Jean-Bernard Passemard, Les forts de Joux et du Larmont dans le combat de la Cluse
Philippe Hanus, La retraite des Bourbaki : une mémoire franco-suisse en partage?
Géraldine Veyrat, Laurent Guenat : au pays des Bourbaki
Jessica Mondego, La bibliothèque de carton de Laurent Guenat
Alexandre Caldara, vers hier
 
Outre ces textes, l'ouvrage est richement illustré, et présente les oeuvres (peintures sur toile et sur papier, livres d'artiste) qui feront l'objet de l'exposition qui se déroulera au Château de Joux. En raison de l'épidémie, l'exposition qui était programmée en été 2020 a été reportée en été 2021. 
L'ouvrage peut être commandé dans toutes les bonnes librairies.
 
19,0 x 26,5 cm, 104 pages, Editions Mare et Martin, Paris, 2020  |  ISBN 978-2-36222-029-6

 


dimanche 27 septembre 2020

Exposition | Galerie Artemis

portraits 

du 3 au 24 octobre 2020 | galerie Artemis à Corcelles (NE).

A l'occasion de cette exposition, Marcel Cottier publie le texte Laurent Guenat. Dans l'épaisseur du portrait. Il est édité par -36° édition dans la collection 8pA6 dont c'est le numéro 98. Le texte pourra être acheté sur place pendant la durée de l'exposition ou commandé à -36° édition.

Marcel Cottier introduira aussi l'exposition lors du vernissage le samedi 3 octobre. 





vendredi 11 septembre 2020

 
Peinture sur papier 63 x 51 cmFusain et mine de plomb sur papier 50 x 40 cm 
 
Exposition | Ausstellung

Dès le 3 octobre, j'exposerai une série de travaux issus de mon projet portrait. Débuté en 2016, en parallèle au projet Bourbaki, le projet portrait comprend des travaux sur toile et sur papier. C'est la première fois que je montre ces travaux. Je me réjouis de vous y accueillir.

3 octobre au 24 octobre 2020
galerie Artémis | Corcelles (NE)
Vernissage Samedi 3 octobre 16 h - 18 h

Ab dem 3. Oktober werde ich Arbeiten des Projektes portrait zeigen. Ausgestellt werden Arbeiten auf Leinwand und auf Papier. Dies ist das erste Mal, dass ich diese Werke zeige. Ich freue mich Sie bei dieser Gelegenheit zu begrüssen.


vendredi 31 juillet 2020

Portrait


Est-ce toujours, d’ailleurs, tellement avec les yeux qu’on contemple la lune et les fleurs? La simple pensée du printemps, sans même qu’on sorte de chez soi, la pensée d’une nuit de lune, fût-on étendu sur sa couche, sont sources de calme et de charme.
Urabe Kenkô, Les heures oisives, Gallimard-Unesco, 1968, p. 117


Aujourd’hui, ce n’est pas l’environnement qu’il faut défendre, au risque d’en faire un musée immobile. C’est l’homme qu’il faut explorer en tant que vivant parmi d’autres vivants comme l’arbre, le moustique, le lion, la tique, le pissenlit et l’ortie. Lévi-Strauss préconisait de renoncer à dresser une barrière entre l’homme et l’animal. Cette délimitation risque en effet de hiérarchiser les rapports d'être à être. On sait comme cette hiérarchisation a mené à la barbarie de la shoah où des humains ont été dégradés au rang d’animaux. On constate aussi, aujourd’hui, les limites de la pensée anthropocentrée face à la complexité des questions environnementales par exemple. Et pour comprendre la relation de vivant à vivant, j’explore par la peinture le lien qui relie l’humain à l’humain, et tout d’abord à l’autre et aux autres que je suis, par la figure du portrait. C’est la condition pour ne pas se payer de mots, mais pour passer à l’action. J’ai très vite observé en effet que les liens qui existent entre soi et soi ne peuvent être réglés d’un revers de manche. Pas plus qu’en allumant la télévision ou en consommant. Préciser ces interactions requiert un minutieux et patient travail. Ne serait-ce déjà en abordant la question que j’emprunte au philosophe japonais Washida Kiyokazu : Ce corps est-il moi ou est-il à moi ? 

Un premier constat s’impose : ce travail n’est jamais achevé, il faut le remettre en chantier chaque jour, le tenir en activité comme des braises précieuses. Il s’adresse d’abord et impérativement à soi. Au-delà, toute interaction avec un « autre vivant » requiert la reprise de ce travail de questionnement. Rien ne laisse supposer que les interactions avec d’autres entités vivantes seraient moins complexes.
Cette approche, telle que je la pratique en peinture, révèle la complexité des rapports qui régissent les interactions entre soi et soi. Le visage comme entité peut exprimer la présence au monde autant que l’interaction avec autrui qui commence elle aussi toujours d’abord par soi, puisque toute perception est renvoyée aux expériences passées du sujet, pour y trouver du sens. Les expériences sédimentées au fil du temps lui servent de référence pour mesurer ce qui est perçu, entendu, senti, touché. Ainsi, le portrait pris dans son sens le plus large est l’expression du contact établi avec le monde vivant et non vivant.
Figurer le visage, et à travers lui et face à lui, l’être à soi, et l’être au monde. Le regard lui-même, n’en n’est qu’une partie, et il n’est pas plus essentiel que la voix, l’ouïe, l’odorat ou le mouvement. La direction du regard, le port de la tête, l’arrière-fond de la peinture participent du sentiment général dégagé par l’image peinte. La peinture ou le dessin d’une plante, d’un champignon, d’un arbre peuvent donc également être considérés comme des portraits, voire comme des autoportraits. En effet, s’il est portrait de lui-même, il est aussi autoportrait, c’est-à-dire miroir de moi-même, qui me renvoie à mon enracinement, à questionner mes branches, mon volume, mes sédiments, mes images.

Ce que je cherche à faire à travers le portrait - l’intuition m’en est venue à la lecture de Derrida -, c’est de rassembler les éléments singuliers mis à jour après les avoir fait apparaître. Le lieu de ce rassemblement est la toile peinte. Ce sont les peintures résultant de cette démarche qui feront l'objet de la prochaine exposition à la galerieArtémis à Corcelles au mois d'octobre.

mercredi 1 juillet 2020



Je prépare l'exposition du mois d'octobre à la galerie Artémis (Corcelles, NE). Aujourd’hui, à l’atelier, le vent m’apprend à regarder. Que vois-je?

mercredi 3 juin 2020

Report de l'exposition Bourbaki | Prochaine exposition

L'exposition Bourbaki prévue cet été au Château de Joux est reportée à l'été 2021.
L'exposition prévue à L'Esperluette (Pontarlier, F) est aussi reportée en septembre 2021.

Quelques peintures de mon projet Bourbaki seront néanmoins visibles au Musée de Pontarlier dès le 1er février 2021 dans le cadre de l'exposition historique de la commémoration des 150 ans de la retraite de l'armée Bourbaki. Cette exposition inclura notamment les deux lithographies imprimées récemment chez Raynald Métraux à Lausanne.


Papier: Rives BFK pur chiffon 250 gm2
Format: 65 x 50 cm
Impression: lithographique, noir
Tirage: 25 exemplaires
Rehaut à l'encre par l'artiste





Prochaine exposition |  28.06 - 16.08 2020
100 ans d'estampes et de multiples visités par 16 artistes de Visarte Neuchâtel
Vernissage 28.06.2020 - 11 h et 14 h
J'ai travaillé sur une gravure réalisée par Christiane Dubois en 1990.

jeudi 26 septembre 2019

Expositions futures  |  zukünftige Ausstellungen

Projet Bourbaki
      Le projet Bourbaki que j'ai débuté en 2016 en m'installant dans mon nouvel atelier aux Verrières, à quelques pas de la frontière franco-suisse, fera l'objet d'une exposition au Château de Joux et au musée de Pontarlier (F) l'année prochaine. J'ai d'emblée abordé l'épisode historique de la retraite de l'armée de l'Est et de son internement en Suisse en février 1871 par son aspect humain. Les livres traitant de la guerre de 1870 mettent presque tous l'accent sur les énormes capacités de ces soldats à braver le froid, la faim et la pression des Prussiens. Mal équipés et mal approvisionnés, ils trouvaient néanmoins en eux assez de fierté pour combattre. Marchant dans la neige à des températures bien en-dessous de zéro, poursuivis par les Prussiens, ils n'eurent d'autre choix que de demander l'asile à la Suisse.
      En deux jours en effet, près de 80'000 soldats furent désarmés puis envoyés dans toute la Suisse où ils furent hébergés et soignés. Même s'il est très différent par bien des aspects, cet événement devait logiquement et humainement être mis en parallèle avec la situation des migrants actuels.
      L'exposition montrera des peintures sur toile, des dessins au fusain sur papier et des livres d'artiste. Deux grandes salles voûtées de l'ancien casernement du Château de Joux serviront de cadre à ce projet.

Exposition du samedi 6 juin au dimanche 27 septembre 2020
Château de Joux et Musée de Pontarlier (F) 


     Das Bourbaki-Projekt, das ich 2016 in meinem Atelier in Les Verrières, unweit der französisch-schweizerischen Grenze begonnen habe, wird im nächsten Jahr Gegenstand einer Ausstellung im Château de Joux und im Musée de Pontarlier (F). Die menschlichen Aspekte des Rückzugs der Ostarmee und dessen Internierung in der Schweiz im Februar 1871 beeindrucken mich sehr. Die Bücher über den Krieg von 1870 betonen fast alle die enormen Fähigkeiten dieser Soldaten die Kälte, Hunger und Feinddruck zu trotzen. Schlecht ausgestattet und versorgt, fanden sie in sich selbst genug Stolz, um trotz allem zu kämpfen. Im Schnee bei weit unter Null Grad, von den Preußen verfolgt, hatten sie keine andere Wahl, die Schweiz um Asyl zu bitten.
     In zwei Tagen wurden fast 80'000 Soldaten entwaffnet und in der ganzen Schweiz verteilt, wo sie untergebracht und betreut wurden. Obwohl die Situation in vieler Hinsicht mit der Situation der gegenwärtigen Migranten sehr unterschiedlich ist, müssen diese zwei Ereignisse logisch und menschlich verglichen werden.
     In der Ausstellung werden Gemälde auf Leinwand, Kohlezeichnungen auf Papier und Künstlerbücher gezeigt. Zwei große gewölbte Räume der ehemaligen Kaserne des Château de Joux bilden den Rahmen für dieses Projekt.

Ausstellung vom Samstag, 6. Juni bis am Sonntag, 27. September 2020
Château de Joux und Musée de Pontarlier (F)

mercredi 13 mars 2019


En ce moment: exposition  « SOUCHES »
François Schneider et Laurent Guenat

Centre de Culture et de Loisirs | rue du Marché 6
2610 Saint-Imier

https://www.ccl-sti.ch/#event-56

Vernissage  vendredi 05.04.2019  |  19h00
Expo jusqu’au 12.05.2019
me-ve 14 h à 18 h  |  sa-di 14 h à 17 h

Les artistes assureront les gardiennages selon la répartition suivante:

Laurent Guenat: 6, 7, 13, 14, 28 avril, 5 et 12 mai
François Schneider: 19, 20, 21, 27 avril, 4, 11 et 12 mai

Au cours de ces journées, les artistes réaliseront une création commune.


jeudi 23 août 2018


Expositions en cours et futures  |  Aktuelle und zukünftige Ausstellungen



Je montre trois grandes têtes au fusain et mine de plomb sur papier (150 x 110 cm) dans l'exposition suivante:


3 artistes bernois
 Martina Lauinger | Lisa Notter | Nick Röllin
exposent avec des artistes du groupe R-ART

Commissaire de l'exposition: Pierre-André Delachaux

25.8 – 16.9.2018  |   Pension Beauregard, 2114 Fleurier

Freitag/vendredi 16 h – 19 h  |  Samstag-Sonntag/samedi-dimanche 14 h – 17 h













15.9 – 14.10.2018
Galerie 2016  |  Collective visarte Neuchâtel
me-di 14 - 18 h  | Mi-So 14 - 18 h

Catherine Aeschlimann
Jean-Marie Bidet
Alessandro Chianese
Roger Frasse
Benjamin Jendly
Dominique Lévy
Marie-Claire Meyer
Alina Mnatsakanian
Christine Supersaxo
Laurent Guenat 

Vernissage samedi 15.9.2018 
16 - 19 h




5.4. - 12.5.2019
CCL Centre de Culture et Loisirs St-Imier
François Schneider (céramique) | Laurent Guenat (peinture)





dimanche 26 novembre 2017

OOO Object Oriented Ontology


C’est le titre de l’exposition qui se tient actuellement et jusqu’au 21 janvier 2018 à la Kunsthalle Basel. Le commissaire de l’exposition, l’artiste et architecte Andreas Angelidakis, a sélectionné les œuvres sur la base des sites internet et de dossiers d’artistes issus de la région trinationale autour de Bâle. Deux de mes peintures y sont exposées.

Le visiteur y découvre un hétéroclite déconcertant. Les œuvres y sont accrochées de manière conventionnelle sur les cimaises, mais aussi en hauteur et en largeur proches les unes des autres sur des échafaudages constitués de poutrelles de bois. J’ai circulé dans les salles, un peu perturbé par ces enclos qui, à mes yeux, soulignent certes l’intention du commissaire, mais ont fait, pour moi, barrage à la lecture des œuvres. Au-delà du choix des œuvres qui est personnelle au commissaire – mais qui m’ont dans l’ensemble paru de qualité moyenne –, il m’est apparu une question intéressante soulevée par cet accrochage hors du commun.


Nous sommes habitués à une réception des œuvres en général facilitée par des cimaises claires ou sombres mais unies, par un alignement choisi et rigoureux. Notre œil, ainsi, peut rester concentré sur ce qui se donne à voir. Ici, avec cet arrière-plan direct que sont les poutrelles de bois qui laissent donc des vides à travers lesquels on voit l’arrière-plan constitué lui aussi de poutrelles, de leurs ombres projetées ou d’autres œuvres, l’œil peine à cerner individuellement une peinture, étant constamment happé par le décor qui l’entoure. Mon regard glissait ainsi d’une œuvre vers l’arrière-plan, de celui-ci aux ombres projetées au plafond, puis au sol où étaient posés des tubes néon et des projecteurs, puis à nouveau vers un œuvre à l’arrière-plan entraperçue entre deux poutrelles de bois. Une circulation que rien dans sa frénésie de stimuli ne parvenait à arrêter.

Le commissaire lui-même aura été dans l’embarras, devant tant de vide, pour accrocher les œuvres. Aussi n’a-t-il pas eu d’autre alternative que de rapprocher les œuvres afin d’effacer le plus possible les trous, au point de les serrer si étroitement – un peu à la mode d’un stand de foire, étiquettes comprises – qu’elles finissent par s’annuler les unes les autres. 


Serait-ce à dire, alors, que la qualité des peintures présentées ne résiste pas au décorum de l’accrochage ? Autrement dit, la qualité d’une peinture serait-elle si fragile qu’elle soit tributaire de son environnement immédiat ? Autrement dit encore, la nature de l’environnement architectural serait-il à ce point déterminant qu’il soit capable de neutraliser la qualité intrinsèque d’une peinture ? Je me suis demandé comment la Madone Sixtine, la Joconde ou une Annonciation de Fra Angelico aurait été transformée par ce genre d’accrochage. Bien sûr notre œil aussi, avec l’éducation à regarder qu’il a reçue, y est pour quelque chose.

Cependant, et c’est ma conclusion provisoire sans toutefois répondre à la question posée ci-dessus qui demanderait un plus long développement, ce que cette exposition montre à voir à la Kunsthalle de Bâle est un concept d’exposition plutôt que des œuvres, qui de ce fait sont au service du concept plutôt que d’elles-mêmes. Les explications du texte d’exposition ne nous mène guère plus loin, puisqu’il prend les visiteurs par la main et leur explique les sentiments et les émotions qui peuvent les saisir en parcourant l’accrochage selon le seul point de vue du commissaire. Le ton du texte d’exposition qui se veut badin, genre visite de musée en course d’école, illustre une forme d’infantilisation des visiteurs découlant du fait qu’on ne leur accorde aucune confiance en leur propre capacité à saisir un nouvel environnement. Il renvoie de facto à la faiblesse du concept mis en œuvre, que la référence à la philosophie de l’ontologie orientée à l’objet de Quentin Meillassoux ne parvient pas à masquer.
LG

lundi 25 septembre 2017

Regionale 18


Je participerai à la prochaine Regionale 18 qui se déroulera du 25 novembre 2017 au 21 janvier 2018 à la Kunsthalle de Bâle.
Cette année, la 18ème édition se déroulera en collaboration avec le festival culturel CULTURESCAPES.
L'artiste et architecte gréco-norvégien Andreas Angelidakis en sera le commissaire. Il a été invité non seulement pour sélectionner les oeuvres présentées, mais aussi pour développer un concept d'exposition particulier. Sous le titre OOO Object Oriented Ontology, Andreas Angelidakis va travailler sur le concept de l'hyperobjet, que l'on peut définir comme des objets - dans le sens le plus large du terme - qui sont trop grands pour être vus ou pour être compris dans leur intégralité.
L'exposition présente des pratiques artistiques d'artistes issus de la région trinationale autour de Bâle.


Vernissage: samedi 25 novembre / 19 h - 23 h